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Il y a dans la musique de Gustavo Beytelmann quelque chose de la langue de Borges : une langue limpide, parlée avec érudition et singularité. Certes, Gustavo Beytelmann parle sa « langue maternelle », le tango argentin, mais à l’instar de son français d’adoption, il la parle avec l’accent d’un exil averti (lucide, conscient de ses implications et de ses conséquences). « Liée au tango », sa musique prend dans ses racines portègnes les virtualités d’une langue nouvelle, soucieuse d’une modernité musicale hors de tout montage artificiel.
C’est une langue issue de l’introspection et ouverte aux autres que parle Gustavo Beytelmann, profondément personnelle et qui rappelle, si besoin était, que le tango est une langue vivante.
Mathieu Cepitelli |
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